Archive pour le 3 février, 2009

Mon Histoire de France expliquée à Martine. 1. Napoléon

3 février, 2009

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Si vous saviez comme il est parfois difficile, dès le petit déjeuner, de répondre à une question intelligente sur un sujet compliqué…
Martine a souvent des questions intelligentes et je ne suis pas du matin !

Donc, un jour, débat passionné autour de Napoléon. Son avis : despote tyrannique qui a ruiné la France (caricature à peine).
Venant de finir pour la xième fois les mémoires de Constant, le premier valet de chambre de l’Empereur jusqu’en 1814, j’entre dans le sujet.

Comme d’habitude, j’aime planter le décor. Napoléon est né en 1769, sous Louis XV, fils de petits nobles corses. Il a grandit dans les écoles du Roi où on lui rappelait assez souvent son origine modeste. Il était l’un des meilleurs élèves de ces écoles en mathématiques. Il se préparait donc à une carrière dans l’armée et plus précisément dans l’artillerie vu que son rang ne permettait pas vraiment des armes plus prestigieuses.

La France de l’époque était un des pays d’Europe les plus peuplés, essentiellement rural, avec un système monarchique qui commençait à devenir obsolète, un pouvoir central relayé sur le terrain par des nobliots plus ou moins compétents.

Donc, arrive Louis XVI dont on connait la fin et la révolution.

Travaux pratiques, nous allons déjeuner à coté du Procope, café célèbre de Paris derrière la ruelle où habitait Marat et au bout de laquelle était le logement de Danton.
Je la laisse imaginer la foule dans cette ruelle demandant le changement et voulant tout détruire et couper les têtes qui dépassent, le propre des révoltions.

La révolution a tellement bien fonctionné que tout le système politique s’est écroulé. L’élite de la nation a, soit émigrée, soit a été raccourcie par l’invention du Docteur Guillotin.
Le pays était aux mains d’une poignée d’extrémistes dont l’ambition était de tout détruire pour un monde meilleur. Ils ont réussi la première partie, le souci c’est la deuxième.

Le monde entier était contre la France. La peur de voir cette révolte se propager ou le moyen de restaurer un ordre ancien.
Nos politiques avaient besoin de propagande, d’une icône et voilà notre Bonaparte, jeune, talentueux, victorieux en bataille et novice en politique. La nouvelle idole des jeunes !

Ce que n’avaient pas prévu les régnants de l’époque, c’est que le Bonaparte était bougrement intelligent, rêvait de prendre une revanche contre le système depuis Brienne et avait une ambition et des idées pour reconstruire le pays.

Ainsi (je la fais courte) il prit le pouvoir avec les méthodes propres au système de l’époque. Comprenant vite que le moyen de remettre de l’ordre dans le pays devait repasser par un état centralisateur. Il nomme des Préfets, écrit un code civil et met les bases d’un système juridique qui est encore en vigueur dans de nombreux pays aujourd’hui. Il créé l’institut, les lycées, le baccalauréat. Entreprend de grands travaux, des ports, des routes. Il pousse à la recherche (la betterave à sucre…), rétablit la religion, et recrée un système politique visible avec des cadres qu’il tient (ou presque) à coup de titres, crée la banque de France, j’en passe et des meilleures.

Bien sur, il y a le volet militaire… Là je vois l’œil de Martine qui s’assombrit. Donc direction les Invalides.
Il faut comprendre que la France est isolée dans un monde hostile, la création de l’Empire ayant un peu calmé les autres souverains mais ça n’a pas duré longtemps. L’Angleterre craignait pour sa suprématie maritime et ses colonies, les états de l’Est pour leurs souverainetés et le risque de contagion vers des monarchies constitutionnelles. Bref, pour des raisons différentes, toute l’Europe voulait détruire la France et son dirigeant.

Bien sûr, aujourd’hui on regarde le nombre de morts, la boucherie des batailles. Avec l’œil de l’époque, le peuple était fier de voir un pays qui redevenait fort, en conquête, avec une vision de l’avenir. Et cela permettait à l’Empereur de « placer » des membres de confiance dans ses conquêtes tout en mettant en place son système de gestion politique qui contrôlait tout ça.

Il a commis des erreurs, comment ne pas en commettre dans cette époque. Surtout qu’il est assez facile de juger avec quelques années de recul… Mais il a permis de reconstruire un pays qui était tombé dans des mains d’extrémistes et d’anarchistes de tous poils.

Nous arrivons aux Invalides. Comment un dictateur pourrait il être encore ainsi vénéré ?
Le tombeau est là dans sa crypte, entouré des noms de batailles et d’institutions, dans le prolongement, une niche abrite une dalle sous laquelle est son fils.

Il a été l’objet d’attaques et de dévotions bien après sa mort et il a même été un objet politique.

Le retour des cendres, en 1840, pas vraiment un hasard, dans un contexte politique qui recommençait à être agité. Cent ans plus tard, l’occupant allemand organise le retour des cendres de son fils, encore un geste politique.

Nous finissons ce cours d’histoire « à ma façon » sur un banc devant les Invalides. Je nargue un bus de touristes Belges qui débarquent au pas de charge, prennent une photo et vont sûrement filer vers Montmartre.

Nous sommes bien, seuls au monde au milieu de cette foule. Je ne suis pas sûr de l’avoir convaincue mais au moins j’espère lui avoir montré cette période sous un nouvel angle sans aucune prétention historique, tout étant une interprétation très personnelle.

Amis lecteurs, lisez les mémoires de Constant, vous verrez cet homme sous un autre angle !

Alain

Les Têtes-à-claques: je craque

3 février, 2009

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Je sais, je sais, je ne devrais pas..
Mais j’avoue que, depuis pas mal d’années déjà, les Têtes à Claques me font sourire béatement, voir rire carrément, toute seule devant mon ordinateur.
J’aime pratiquement tout: leur humour disjoncté et complètement décalé, leur accent, les personnages, leurs mines parfois déconfites, et, par-dessus tout, le mythique « Non mais, sincèrement, Lucien !… »

Bref, je suis contaminée gravement…

L’aventure des Têtes-à-claques a été lancée en 2006 sur la Toile, puis elle a été diffusée sur la chaîne Radio-Canada.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas, les personnages, en pâte à modeler, ont les yeux et la bouche de leur créateur, Michel Beaudet. Celui-ci a incrusté ses traits par ordinateur.
Le résultat est hilarant, doublé d’un humour décapant.
Toute une galerie de personnages constitue désormais ce qui est devenu un véritable phénomène culturel.
Les expressions de l’Uncle Tom, Johny Boy, Monique, Raoul ou Captain Kung-Fu font leur apparition dans la rue à peine ont-elles été prononcées.

Si vous ne connaissez pas (mais est-ce possible de ne pas connaître CA?), je partage, tiens!

www.tetesaclaques.tv

Martine

Saint-Valentin: Entre commerce et sentiment, le langage de l’amour

3 février, 2009


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Fête commerciale ou non, la Saint Valentin fait partie du passage obligé de tous amoureux qui se respectent. Ceux-ci n’ont d’ailleurs pas attendu la création de la fête pour exprimer leur passion…

La date approche…
Le 14 février, ce bon Saint Valentin profitera de la fête qui lui a été attribuée pour faire vibrer les cœurs et ranimer les flammes. Les origines de la Fête des Amoureux ne datent pas d’hier. Les «lupercales» remontent à la Rome antique. A l’époque, on ne parlait pas de Valentin, mais de Lupercus, alias Pan, dieu de la fertilité des troupeaux… et des bergers. Chaque 15 février, tout jeune romain tirait au sort dans une urne le nom de la jeune fille avec laquelle il allait former un couple pour une durée d’un an. La méthode, bien que manquant de romantisme, permettait au moins aux plus timides de ne pas faire tapisserie. Il faudra attendre l’arrivée du pape Gélase Ier pour abolir cette cérémonie et la remplacer par une fête dédiée aux amoureux sincères. Adieu Lupercus, bonjour Valentin ! Cette fois, il ne s’agit plus d’un dieu païen, mais d’un saint martyre. Retrouver sa trace relève pourtant du jeu de piste. Il existe sept saints chrétiens portant le prénom de Valentin. Selon les spécialistes, le plus romantique d’entre eux serait celui à qui la fête actuelle est consacrée. Cet évêque italien aurait été décapité le 24 février 270 parce que qu’il avait béni de jeunes couples contre l’avis de l’empereur Claude qui avait interdit à ses soldats de se marier. L’histoire aurait pu se limiter à ces faits. Mais elle s’embellit d’une idylle de dernière minute. Du fond de sa prison, Valentin tombe amoureux de la fille aveugle de son gardien. La légende veut qu’il lui rendit la vue et qu’il lui laissa un message signé « ton Valentin », avant d’être exécuté. Ce geste le propulse protecteur des amoureux pour siècles et des siècles….

Le langage des fleurs et… des allumettes

La fleur reine du 14 février reste la rose rouge, confirment les fleuristes. « Elle représente environ 70% de notre chiffre d’affaire pour cette journée. Mais les clients apprécient également les compositions, comme les boîtes garnies en forme de cœur. » En termes de vente, la Saint Valentin reste la deuxième fête la plus importante de l’année après la Fête des Mères. Ce qui ne veut pas dire pour autant que le chiffre d’affaires explose. « La marge bénéficiaire est relativement faible, relève le fleuriste. Il en est des fleurs comme de l’or. Le prix monte en fonction de la demande. Comme la fête des amoureux a lieu dans le monde entier à la même date, les prix grimpent. » La plupart des fleuristes boutique engagent chaque année une ou deux personnes supplémentaires pour aider à nettoyer et préparer les quelque 800 à 1000 roses qui seront vendues en moyenne ce jour-là. Du personnel supplémentaire auquel vient souvent s’ajouter une préposée au téléphone, chargée de prendre les commandes… et de noter les textes qui accompagneront les bouquets. « C’est sans doute le côté le plus beau et le plus poétique de cette fête, reconnaît le maître des lieux. Les textes des cartes sont remplis de tendresse et de petits noms touchants. »

La rose rouge qui symbolise l’amour passion, recueille donc la majorité des suffrages. Et pourtant… Le langage des fleurs décline toutes les nuances de l’amour et mériteraient que l’on s’y attarde tout au long de l’année. Elles traduisent non seulement les degrés d’intensité des sentiments, mais également les diverses étapes de la Carte du Tendre. La marguerite des prés pose la première de toutes les interrogations : « M’aimez-vous? » Pour peu que l’élue réponde positivement à la question, l’amoureux transi n’a que l’embarras du choix. La jonquille exprime le désir, le gardénia l’amour secret, la tulipe rouge révèle une déclaration d’amour, tandis que l’héliotrope est signe d’amour éternel et le myosotis d’amour sincère.
A l’époque où le téléphone et les SMS n’existaient pas, les amoureux avaient leurs propres codes pour faire passer leurs messages. A la mode au début du 20e siècle, le langage des allumettes faisait partie de ceux-ci. Jouer distraitement avec des allumettes sur une table au cours d’un repas permettait en fait de s’adonner à un langage crypté. Deux allumettes placées en pointe voulaient dire « lèvres jointes ». Croisées, elles présageaient d’agréables rencontres. Seule à sortir d’une boîte, elle faisait office de déclaration: « Vous êtes mon unique amour ». Parallèles, mais décalées, elles sollicitaient un rendez-vous. Tandis que lorsqu’elles étaient deux à dépasser de la boîte, elles garantissaient un éternel bonheur à deux.

Martine Bernier

Les oiseaux symboliques
Si le langage des fleurs est assez répandu, celui des oiseaux l’est moins. Dans certains pays, ils ont pourtant leur importance dans le cadre de la Saint Valentin. En Angleterre, au Moyen-Âge, la rumeur populaire affirmait que les oiseaux s’accouplaient le 14 février. Encore aujourd’hui, la tradition veut que, ce jour là que les oiseaux choisissent leur compagne pour l’année. Mieux encore: les oiseaux vus le jour de la Saint Valentin seraient autant de bons présages. Ainsi, un rouge-gorge serait signe de mariage… avec un marin. Moins ambitieux, le moineau annonce un mariage avec un homme peu fortuné. La colombe assure un homme bon, tandis que le bec-rouge est signe d’un époux sensé. Un conseil : si vous souhaitez convoler en justes noces, évitez de croiser un pivert. Il annonce le célibat !