Archive pour le 6 février, 2009

Les différences entre les hommes et les femmes. Chapitre 1. Le réveil.

6 février, 2009

Avez-vous remarqué à quel point l’homme et la femme sont différents l’un de l’autre?
Pas seulement au niveau physique, non.
La différence est tout aussi frappante dans nos fonctionnements respectifs.
Jusqu’ici, je l’avais réalisé sans m’y attarder vraiment.
Mais depuis que ce grand homme au regard si particulier a surgi dans ma vie un matin d’automne, le phénomène a pris pour moi une toute autre dimension.
Je dirais même qu’il me passionne.
Je n’y réagis plus de façon tripale: j’observe le spécimen aux réactions étranges qui évolue à mes côtés.
Et qui fait tellement d’efforts pour s’adapter à cette drôle de créature qui semble parfois le rendre parfaitement perplexe.
On pourrait écrire un livre sur le sujet.
D’autres n’ont d’ailleurs pas attendu mon idée pour le faire.

Mon premier exemple relève de la pathologie masculine et aborde un moment de la journée tout à fait délicat: le réveil.
Je fais partie de cette catégorie de personnes qui, le matin, récupèrent toutes leurs facultés et leur énergie à la seconde où elles ouvrent les yeux.
Dès que j’ouvre les miens et que je le vois dormir à mes côtés, j’ai le coeur au bord de l’implosion de bonheur.
Je n’ai qu’une envie: lui dire à quel point je suis heureuse qu’il soit là, le dévorer de baisers.
Cela va passer, me direz-vous?
Que nenni: cela fait bientôt trois ans que cela dure ainsi!
Pour éviter d’interrompre son sommeil réparateur, je résiste à l’envie de hurler un joyeux « Gooooog morniiiiiing Vietnaaaaaam! » et je pars silencieusement, à pas de loup, en direction de la salle de bain pour renouer avec les plaisirs de la douche hyper matinale.
Je pense que, même s’il ne me le dit pas, mes efforts de discrétion doivent être très limités, et que, bien souvent, le bruit de l’eau doit l’arracher à ses rêves.
Une fois sortie de la salle de bain, en pleine forme, j’ai froid.
Donc, en bonne logique, je vais me blottir contre lui qui, sans grogner, m’ouvre les bras.
Dans un premier temps, il ouvre un oeil, le referme, sourit vaguement et murmure: « Bonjour, mon coeur… »
Il faut ensuite une bonne heure pour qu’il revienne doucement à la vie, à grands renforts de cajoleries.
Femmes, mes soeurs, n’espérez pas un mot tendre de votre amour avant le troisième café de la journée, et encore.
Ce serait une grave erreur stratégique.
Le mien est un homme très tendre, très à l’écoute de mes attentes.
Dans les bons, que dis-je: les excellents jours, il consent, les yeux fermés, à articuler dans un murmure presque imperceptible, un « je t’aime » endormi… tandis qu’il semble vaguement ahuri de recevoir des discours enflammés et rieurs sur la place qu’il tient dans ma vie, alors que le soleil n’est même pas encore levé.

Oui, nous sommes très différents.
Mais, de plus en plus souvent, de son monde bien masculin, surgissent des phrases émouvantes, des déclarations qui me chavirent.
Il m’en a offerte une, un soir où nous étions couchés, provoquant en moi des larmes de bonheur.
Un peu gênée d’être prise en flagrant délit de défaillance lacrymale, j’ai fait allusion à mon maquillage, qui, à chaque fois que je pleure ainsi, risque d’être ruiné.
Et lui, magnanime et réconfortant, m’a regardée en souriant: « Mais là, ça va, ne t’inquiète pas. »
Deux secondes de silence, et ma réponse: « Mais mon coeur, là … je l’ai retiré! Tu n’as rien remarqué? »
Non, évidemment, question idiote!

Martine Bernier

Clonage : Quel monde merveilleux…

6 février, 2009

Le clonage a, paraît-il ses bons côtés. Et puis, il en a d’autres, qui ont de quoi nous plonger dans un abîme de perplexité.
L’an dernier, une équipe de chercheurs de l’Université de Gyeonsang, en Corée du Sud, a cloné les cellules d’un chat angora turc pour créer trois chatons qui brillent dans la nuit. Oui, vous avez bien lu: des chats fluorescents. L’un d’eux est mort-né. Les deux autres se portent bien, merci. Et deviennent rouges lorsqu’ils sont exposés à la lumière ultraviolette. Ce qui est très tendance en boîte de nuit, mais peu pratique lorsque l’on est un félin soucieux de chasser en toute discrétion.
Comme il faut toujours une bonne raison pour justifier l’injustifiable, les scientifiques ont assuré que « leurs travaux permettront de mieux comprendre les maladies génétiques chez les animaux et les humains. et de reproduire génétiquement des animaux en voie de disparition. Cette méthode pourrait servir à développer des cellules souches thérapeutiques dotées d’un gène médicament. »

Oui. Bon. Cela dit, même avec beaucoup d’imagination et d’ouverture d’esprit, il est difficile de comprendre comment le fait de transformer des chats en créatures extraterrestres peut aider à soigner une maladie quelconque ou à protéger les ours polaires de la fonte de la banquise.
Enfin… Ne soyons pas grincheux. Notre époque est épatante. Si, si.
C’est avec un ravissement sans borne que nous pouvons nous préparer, dans les années à venir, à voir apparaître dans nos univers des chats lumineux dans la nuit, des souris équipées de lunettes diffusant des ultraviolets, mais également, qui sait, des éléphants roses à étoiles vertes clignotantes. Harry Potter et ses créatures peuvent aller se rhabiller. Et moi, je vais soigner ma migraine.

Martine Bernier